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Thursday, April 14, 2011
THE BLACK ANGELS - Phosphene Dream (2010)
THE BLACK ANGELS - Phosphene Dream (2010)
Du Rock psychédélique en 2010? Vous avez en effet bien lu, THE BLACK ANGELS explorent ces sonorités que l'on ne pouvait encore que découvrir dans les collections de vinyles classiques des 1970's. Ironiquement, THE BLACK ANGELS est un succès vinyle chez les disquaires et la qualité sonore de leurs plaquettes surprendra tout non initié.
Phosphene Dream est un album qui s'écoute tel un rêve de nostalgie sans la sentimentalité qu'on aime lui rattacher. Une nostalgie du meilleur du psychédélique sans tomber dans l'expérimental pure mais en restant sur des sentiers Rock avec des effets Noise nous rappelant que le Rock s'est de beaucoup adoucit et épuré depuis les années du grunge. THE BLACK ANGELS est un espèce d'hybride du psychédélique et des sonorités plus lourdes du grunge. On embarque dans Phosphene Dream avec une certaine curiosité d'entendre la complexité musicale des pièces et comment THE BLACK ANGELS ont su adapter ces sonorités avec leur saveur bien à eux au 21ème siècle.
Un album pour tout fan du support qu'est le vinyle car il saura faire vibrer l'aiguille de leur table tournante et leur coeur de nostalgiques. De plus, l'efficacité des pièces et leur structure Rock très classique permet à l'oreille de tout mélomane d'apprécier Phosphene Dream.
Tuesday, April 12, 2011
THE BLACK KEYS - Brothers (2010)
THE BLACK KEYS – Brothers (2010)
Célébré aux derniers Grammys, THE BLACK KEYS est un groupe assez méconnu des mélomanes de la Ville de Québec où ils se produiront dans le cadre du Festival d’Été de Québec. Leur plus récent opus, Brothers est un amalgame de Rock, Indie, Blues, Classic Rock, et bien d’autres styles. Étant le plus souvent actifs sur la scène Indie et européenne, THE BLACK KEYS tentent de percer le marché Nord-Américain.
Brothers s’écoute comme un hymne à l’histoire du Rock. On y retrace subtilement les sentiers empruntés par les LED ZEPPELIN (She’s Long Gone, Black Mud), GARY GLITTER (Howlin’ For You), BOB DYLAN, JANIS JOPLIN ainsi que plusieurs références indémodables. Le voyage est entamé par la très langoureuse Everlasting Light rappelant les bons moments des WHITE STRIPES avec leurs voix hautement perchées et les guitares électriques rythmant une mélodie Rock classique. Parfois on voyage plus près du Blues avec les pièces comme Next Girl et I’m Not The One. Il faut parcourir Brothers avec les oreilles ouvertes tant du point de vue réceptivité sonore que d’ouverture d’esprit musicale, car la musique qui y est offerte ne se catégorise pas et doit se savourer avec toutes les papilles gustatives pour en découvrir toute la richesse.
Toutefois, cette mixité peut provoquer un certain gavage musical et il prendra plusieurs écoutes à l’auditeur pour digérer l’ampleur que prend la musique. De plus, si l’on écoute, comme il se doit, l’album de la première à la dernière pièce, soit les 15 titres, on en ressort un peu comme essoufflé de cet éventail si vaste. Ma théorie personnelle, la Règle des 10 titres, s’applique encore une fois ici, c’est-à-dire, qu’un album ne devrait rarement dépasser plus d’une douzaine de titres et que le nombre idéal est de dix. Pour Brothers, il faut se poser la question, nous a-t’on offert autant de titres pour remplir l’album? Faut-il comprendre que THE BLACK KEYS ont écrit trop de titres et qu’ils n’ont pas été en mesure de faire un choix entre certaines pièces et décidèrent de toutes les offrir à leur fans? D’un côté on peut déclarer qu’ils ont une profondeur très intéressante et qu’ils ne lésinent pas pour offrir des tubes à leurs fans. Par contre, l’impression globale de cet album est que l’on fait feu de tous les côtés. En tant qu’auditeur je suis resté perplexe après plusieurs écoutes de cet opus, j’apprécie la touche quasi-rétro à l’ensemble de l’album et à sa production rafraîchissante mais je pense que l’album manque d’unité. Contrairement à son titre, Brothers qui aurait pu être évocateur à des frères unis et fraternels, on semble faire la connaissance d’une famille de quinze frères dispersés et qui, malgré leur talent, sont désunis par leur différentes évolutions.
Néanmoins, si vous êtes des festivaliers qui seront au rendez-vous nous nous côtoierons car j’ai très hâte de découvrir comment ces pièces se comportent « live » livrées à une foule extérieure.
Célébré aux derniers Grammys, THE BLACK KEYS est un groupe assez méconnu des mélomanes de la Ville de Québec où ils se produiront dans le cadre du Festival d’Été de Québec. Leur plus récent opus, Brothers est un amalgame de Rock, Indie, Blues, Classic Rock, et bien d’autres styles. Étant le plus souvent actifs sur la scène Indie et européenne, THE BLACK KEYS tentent de percer le marché Nord-Américain.
Brothers s’écoute comme un hymne à l’histoire du Rock. On y retrace subtilement les sentiers empruntés par les LED ZEPPELIN (She’s Long Gone, Black Mud), GARY GLITTER (Howlin’ For You), BOB DYLAN, JANIS JOPLIN ainsi que plusieurs références indémodables. Le voyage est entamé par la très langoureuse Everlasting Light rappelant les bons moments des WHITE STRIPES avec leurs voix hautement perchées et les guitares électriques rythmant une mélodie Rock classique. Parfois on voyage plus près du Blues avec les pièces comme Next Girl et I’m Not The One. Il faut parcourir Brothers avec les oreilles ouvertes tant du point de vue réceptivité sonore que d’ouverture d’esprit musicale, car la musique qui y est offerte ne se catégorise pas et doit se savourer avec toutes les papilles gustatives pour en découvrir toute la richesse.
Toutefois, cette mixité peut provoquer un certain gavage musical et il prendra plusieurs écoutes à l’auditeur pour digérer l’ampleur que prend la musique. De plus, si l’on écoute, comme il se doit, l’album de la première à la dernière pièce, soit les 15 titres, on en ressort un peu comme essoufflé de cet éventail si vaste. Ma théorie personnelle, la Règle des 10 titres, s’applique encore une fois ici, c’est-à-dire, qu’un album ne devrait rarement dépasser plus d’une douzaine de titres et que le nombre idéal est de dix. Pour Brothers, il faut se poser la question, nous a-t’on offert autant de titres pour remplir l’album? Faut-il comprendre que THE BLACK KEYS ont écrit trop de titres et qu’ils n’ont pas été en mesure de faire un choix entre certaines pièces et décidèrent de toutes les offrir à leur fans? D’un côté on peut déclarer qu’ils ont une profondeur très intéressante et qu’ils ne lésinent pas pour offrir des tubes à leurs fans. Par contre, l’impression globale de cet album est que l’on fait feu de tous les côtés. En tant qu’auditeur je suis resté perplexe après plusieurs écoutes de cet opus, j’apprécie la touche quasi-rétro à l’ensemble de l’album et à sa production rafraîchissante mais je pense que l’album manque d’unité. Contrairement à son titre, Brothers qui aurait pu être évocateur à des frères unis et fraternels, on semble faire la connaissance d’une famille de quinze frères dispersés et qui, malgré leur talent, sont désunis par leur différentes évolutions.
Néanmoins, si vous êtes des festivaliers qui seront au rendez-vous nous nous côtoierons car j’ai très hâte de découvrir comment ces pièces se comportent « live » livrées à une foule extérieure.
Saturday, January 1, 2011
Top 10 de 2010
Malgré ce que plusieurs opinions, l'année 2010 fut somme toute une année assez intéressante musicaelment. Étonnamment, vous ne retrouverez pas The Suburbs en pole position malgré le fait que leur prestation au Festival d'été de Québec m'a convaincue de leur immense portée.
Mes choix sont typiquement tournés vers mes préférences musicales qui vont du Metal progressif extreme au Indie Rock.
Mention spéciale à l'album de THE WEAKERTHANS - Live at The Burton Cummings Theater parce qu'ils font partie de la crème de la crème du Indie Rock et que malgré qu'il n'y a pas de nouvelles compositions sur cet album je dois avouer l'avoir écouté à répétition.
10. DIMMU BORGIR - Abrahadabra
9. NACHTMYSTIUM - Addicts
8. IMMOLATION - Majesty and Decay
7. MGMT - Congratulations
6. THE BLACK ANGELS - Phosphene Dream
5. ARCADE FIRE - The Suburbs
4. KEEP OF KALESSIN - Reptilian
3. BRANDON FLOWERS - Flamingo
2. HIGH ON FIRE - Snakes For The Divine
1. ENSLAVED - Axioma Ethica Odini
Mes choix sont typiquement tournés vers mes préférences musicales qui vont du Metal progressif extreme au Indie Rock.
Mention spéciale à l'album de THE WEAKERTHANS - Live at The Burton Cummings Theater parce qu'ils font partie de la crème de la crème du Indie Rock et que malgré qu'il n'y a pas de nouvelles compositions sur cet album je dois avouer l'avoir écouté à répétition.
10. DIMMU BORGIR - Abrahadabra
9. NACHTMYSTIUM - Addicts
8. IMMOLATION - Majesty and Decay
7. MGMT - Congratulations
6. THE BLACK ANGELS - Phosphene Dream
5. ARCADE FIRE - The Suburbs
4. KEEP OF KALESSIN - Reptilian
3. BRANDON FLOWERS - Flamingo
2. HIGH ON FIRE - Snakes For The Divine
1. ENSLAVED - Axioma Ethica Odini
Friday, September 17, 2010
IMMOLATION - Majesty and Decay (2010)
IMMOLATION est un band qui a près de 25 ans d'expérience et qui, avec ce récent opus, démontre toute la maîtrise de son art. Agrémenté de deux pièces instrumentales l'une Intro et l'autre, Interlude, on comprend rapidement que cet album entre dans ce que j'aime appeler un album concept. Ce dernier est la décadence d'une majesté trop orgueilleuse et trop fière pour réaliser son déclin et se réformer (ça ne vous dit rien cela?). Le superbe design de la pochette nous en dit beaucoup sur les thèmes abordés et la qualité de la production renfermée dans cette galette. Parlons-en, la production est digne des grands classiques du Death Metal technique. Des albums de IMMOLATION que j'ai eu la chance d'écouter, Majesty and Decay est celui qui se démarque vraiment par la qualité des pièces en plus de leur uniformité dans l'ensemble, un élément primordial lorsque l'on se risque dans un album concept.Les guitares sûres de Bill Taylor et Robert Vigna et précises accompagnent les rythmes techniques de la batterie de Steve Shalaty qui elle pourrait facilement accoter les rythmes rapides d'un groupe au sommet du Brutal Death tel que NILE. Cepedant, ils n'ont rien à envier à ces derniers, IMMOLATION casse la baraque et c'est le cas de le dire. Notamment, avec la pièce titre de l'album qui accroche par ses riffs solides et les rythmes presque barbares de la batterie. Il n'y a aucun temps mort dans cet album ni aucun endroit où on aurait dit, il me semble qu'il manque un "blast beat" ici ou un solo de guitare là. De plus, la voix gutturale de Ross Dolan a marqué la formation depuis ses débuts. Sa voix se démarque par son intensité et sa profondeur digne d'une caverne très sombre.
Majesty and Decay est jusqu'à présent l'un des meilleurs albums de 2010 tant par sa consistance et sa qualité générale. Mon seul regret est de ne pas avoir la chance de voir cette formation en spectacle à Québec car le rendu de ces pièces doit être tout simplement exceptionnel.
Avis aux intéressés: IMMOLATION sera de passage à Montréal le 3 octobre 2010.

Labels:
2010,
4hstar,
death,
Death Metal,
immolation,
majestyanddecay,
metal
Tuesday, September 14, 2010
Albums à surveiller fin 2010
ACCEPT - Blood of The Nations 14-09
WEEZER - Hurley 14-09
JIMMY EAT WORLD - Invented 28-09
BAD RELIGION - Dissent Of Man 28-09
ENSLAVED - Axioma Ethica Odini 28-09
SODOM - In War and Pieces 22-11
Pour le moment sont les albums dont j'ai le plus d'attentes, j'aimerais connaître quelles sont les vôtres?
Jusqu'à maintenant, les albums que j'ai beaucoup écoutés pour 2010 sont les suivants:
ARCADE FIRE - The Suburbs
BEHEMOTH - Evangelion (2009)
GREG MACPHERSON - Mr. Invitation
HIGH ON FIRE - Snakes For The Divine
IMMOLATION - Majesty and Decay
KEEP OF KALESSIN - Reptilian
MERAUDER - God Is I (2009)
MGMT - Congratulations
THE WEAKERTHANS - Live at The Burton Cummings Theater
WEEZER - Hurley 14-09
JIMMY EAT WORLD - Invented 28-09
BAD RELIGION - Dissent Of Man 28-09
ENSLAVED - Axioma Ethica Odini 28-09
SODOM - In War and Pieces 22-11
Pour le moment sont les albums dont j'ai le plus d'attentes, j'aimerais connaître quelles sont les vôtres?
Jusqu'à maintenant, les albums que j'ai beaucoup écoutés pour 2010 sont les suivants:
ARCADE FIRE - The Suburbs
BEHEMOTH - Evangelion (2009)
GREG MACPHERSON - Mr. Invitation
HIGH ON FIRE - Snakes For The Divine
IMMOLATION - Majesty and Decay
KEEP OF KALESSIN - Reptilian
MERAUDER - God Is I (2009)
MGMT - Congratulations
THE WEAKERTHANS - Live at The Burton Cummings Theater
Merci Envol et Macadam
Je profite de cet espace pour féliciter le festival Envol & Macadam qui s'est, pour sa 15e édition, démarqué. Avec des groupes de renommée internationale comme Against Me!, Millencolin, Cake, Strung Out, Hatebreed, Mastodon, We Are Wolves, Melissa Auf Der Maur et bien d'autres en plus présenter des groupes de la région de Québec en plus de satisfaire les critiques et défenseurs de la langue française; E&M ont répondu à l'appel et de façon très enviable. Présentant sur plusieurs scènes de tailles variées, il devrait servir d'exemple à certains organisateurs de spectacles en plein air.
Pour ma part, je n'ai bien sur pu assister qu'à quelques spectacles tant par intérêt que par priorités personnelles. Cependant, Against Me! ont livré encore une fois la marchandise avec un "setlist" quelque peu hétéroclite tant par la différence entre leurs classiques et leurs nouvelles chansons qui se veulent beaucoup trop commerciales et peaufinées pour le Folk Punk qu'ils nous avaient habitués.
Pour ce qui est de Strung Out samedi le 11 septembre, ils ont livré quelques tubes de leur dernier album tout en parsemant de "hits" nous rappelant la belle époque du de la seconde vague de Punk rockers qui a ryhthmée mon adolescence.
Du côté plus Metal d'E&M, Hatebreed, que je voyais pour la première fois "live" a livré une performance digne de sa musique et de sa réputation; lourde comme la bretelle d'autoroute sous laquelle nous nous retrouvions! 1h15 de Jamey Jasta et sa bande en passant par tous les albums du groupe sans oublier les hymnes qui ont fait passer les plus aventureux d'entre nous du Punk Rock vers le Hardcore: Before Dishonor, Conceived Through An Act of Violence, Last Breath, Under the Knife. Étant dans le coeur de leur tournée pour leur nouvel album éponyme, Hatebreed a fourni à plusieurs de bonnes raisons de débourser quelques dollars de plus et de retourner à la maison avec une plaquette. Fait intéressant; pour seulement 20$ on pouvait se procurer un laisser passer "Meet & Greet" avec le groupe.
Pour clôturer la soirée le groupe d'Atlanta Mastodon a été invité. Un peu méconnu à Québec mais extrêmement apprécié de votre hôte, ce groupe gagne à être connu. Leur plus récent opus, Crack The Skye est probablement l'un des dix meilleurs albums de la dernière décennie, et ce, pas seulement du côté Metal de la musique mais tout style confondu. Mastodon font parti des groupes qui offre album après album des galettes toujours plus intéressantes et toujours plus accrocheuses. Basé un peu comme Pantera, sur le Southern Rock et inspiré du Metal classique de groupes tel Metallica, Mastodon offre un son unique et très complet. Leur prestation fut excellente et pour les amateurs qui sont restés sur place (Hatebreed était le Headline pour plusieurs...) le groupe était en pleine forme après avoir pris une pause depuis le HeavyMTL en juillet dernier. Faisant beaucoup plus de chansons de leurr dernier album plus accessible et que je qualifie de progressif, car très technique et construit sur plus d'ambiances qu'auparavant, Mastodon s'est quand même attardé sur les incontournables Capillarian Crest, Crystal Skull, I Am Ahab, Seabeast, Circle of Cysquatch, Colony of Birchmen, March of the Fire Ants, Iron Tusk, Aqua Dementia, Blood and Thunder et Megalodon. Bref, un "setlist" qui a ravi les fans du groupe. Seul bémol, aucune table de marchandise pour Mastodon sur le site d'Envol & Macadam... Vous devinez aisément que j'ai été plus que ravi de ce spectacle.
À l'an prochain Envol & Macadam et je n'ose imaginer ce que sera votre prochaine programmation avec tout les souvenirs de 2010 en tête!
Pour ma part, je n'ai bien sur pu assister qu'à quelques spectacles tant par intérêt que par priorités personnelles. Cependant, Against Me! ont livré encore une fois la marchandise avec un "setlist" quelque peu hétéroclite tant par la différence entre leurs classiques et leurs nouvelles chansons qui se veulent beaucoup trop commerciales et peaufinées pour le Folk Punk qu'ils nous avaient habitués.
Pour ce qui est de Strung Out samedi le 11 septembre, ils ont livré quelques tubes de leur dernier album tout en parsemant de "hits" nous rappelant la belle époque du de la seconde vague de Punk rockers qui a ryhthmée mon adolescence.
Du côté plus Metal d'E&M, Hatebreed, que je voyais pour la première fois "live" a livré une performance digne de sa musique et de sa réputation; lourde comme la bretelle d'autoroute sous laquelle nous nous retrouvions! 1h15 de Jamey Jasta et sa bande en passant par tous les albums du groupe sans oublier les hymnes qui ont fait passer les plus aventureux d'entre nous du Punk Rock vers le Hardcore: Before Dishonor, Conceived Through An Act of Violence, Last Breath, Under the Knife. Étant dans le coeur de leur tournée pour leur nouvel album éponyme, Hatebreed a fourni à plusieurs de bonnes raisons de débourser quelques dollars de plus et de retourner à la maison avec une plaquette. Fait intéressant; pour seulement 20$ on pouvait se procurer un laisser passer "Meet & Greet" avec le groupe.
Pour clôturer la soirée le groupe d'Atlanta Mastodon a été invité. Un peu méconnu à Québec mais extrêmement apprécié de votre hôte, ce groupe gagne à être connu. Leur plus récent opus, Crack The Skye est probablement l'un des dix meilleurs albums de la dernière décennie, et ce, pas seulement du côté Metal de la musique mais tout style confondu. Mastodon font parti des groupes qui offre album après album des galettes toujours plus intéressantes et toujours plus accrocheuses. Basé un peu comme Pantera, sur le Southern Rock et inspiré du Metal classique de groupes tel Metallica, Mastodon offre un son unique et très complet. Leur prestation fut excellente et pour les amateurs qui sont restés sur place (Hatebreed était le Headline pour plusieurs...) le groupe était en pleine forme après avoir pris une pause depuis le HeavyMTL en juillet dernier. Faisant beaucoup plus de chansons de leurr dernier album plus accessible et que je qualifie de progressif, car très technique et construit sur plus d'ambiances qu'auparavant, Mastodon s'est quand même attardé sur les incontournables Capillarian Crest, Crystal Skull, I Am Ahab, Seabeast, Circle of Cysquatch, Colony of Birchmen, March of the Fire Ants, Iron Tusk, Aqua Dementia, Blood and Thunder et Megalodon. Bref, un "setlist" qui a ravi les fans du groupe. Seul bémol, aucune table de marchandise pour Mastodon sur le site d'Envol & Macadam... Vous devinez aisément que j'ai été plus que ravi de ce spectacle.
À l'an prochain Envol & Macadam et je n'ose imaginer ce que sera votre prochaine programmation avec tout les souvenirs de 2010 en tête!
Labels:
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Envol_Macadam,
hardcore,
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mastodon,
metal,
punk
Friday, April 16, 2010
High on Fire - Snakes For The Divine (2010)

Établit comme étant le successeur de Motörhead, High on Fire propose un stoner/doom accompli avec son sixième album. Leurs deux albums précédents Blessed Black Wings et Death Is This Communion sont rapidement devenus des incontournables du Stoner. Par le vocal gras et les riffs sales de Matt Pike, la batterie tribale de Des Kensel rappelant par moments les meilleurs albums de Neurosis et la basse fumante de Jeff Matz. Ayant mis la barre très haute dans leur style, High on Fire se devait d'offrir un album se démarquant de ses précédents opus et surtout d'éviter de répéter une formule déjà utilisée. Avec Snakes For the Divine High on Fire peut dire mission accomplie.
L'évolution sentie avec ce nouvel album n'est qu'une bonne chose; si Metallica avait essayé de refaire And Justice For All au lieu de sortir le "Black Album" on leur aurait reproché de toujours refaire la même formule gagnante. Il ne faut pas voir une comparaison entre High on Fire et Metallica mais cette affirmation s'applique à tous les groupes. Les groupes qui survivent plusieurs décennies dans leur style évoluent et essayent d'apporter un angle différent à ce qu'ils ont déjà fait. C'est donc ce que High on Fire fait avec Snakes For The Divine avec une production plus soignée qui a su garder quand même un "edge" sale qui les distingue. Le vocal est plus porté à l'avant plan et la guitare est tout aussi mordante et entraînante. Les rythmes de la batterie de Densel sont tout aussi pesants et son utilisation de ses toms qui caractérisait surtout les "drummeurs" des 1970's est tout aussi présente (pas autant que Brann Dailor de Mastodon).
L'un des éléments qui caractérisent l'évolution musicale de High on Fire est une construction des chansons plus soignée par des mélodies plus omniprésentes au travers des grooves stoner. De plus, l'un des points forts de cet album et de toute la discographie de High on Fire est la longueur de certaines compositions qui peut aller jusqu'à huit minutes. Cela permet d'exploiter de longues transitions dans la construction des chansons et de développer celles-ci au bout de leur potentiel.
Finalement, il est tôt pour s'avancer sur les potentiels albums de l'année, mais au fil des écoutes Snakes For the Divine est un album qui ne cesse d'accrocher, et ce, malgré une production qui peut avoir froissée les puristes, il deviendra probablement l'un des albums centraux de la carrière de High on Fire.
4/5
Michaël Parent
Thursday, April 15, 2010
Xasthur - Portal of Sorrow (2010)

Portal of Sorrow annoncé par le «frontman» de Xasthur comme étant le chapitre final de ce band États-unien de Black Metal. Il explique que cette dernière offrande à ses fans est à la hauteur de ce qu'il dit avoir accomplit avec Xasthur et qu'il doit se retirer pour éviter de se répéter et de piétiner sur place. Aux premiers abords je ne m'étais jamais vraiment attardé à ce band puisque auparavant je croyais que le seul BM digne de mention devait provenir de Norvège...
Comme cet opus clos l'histoire d'un des groupes de Black Metal contemporain, je me devais d'en faire au moins une écoute. Le Black Metal étant un courant qui roule beaucoup sur ses classiques 1991 à 1999. Des déviations sont perceptibles, mais en général les groupes majeurs ont été actifs dans cette période. Cependant, il est important de savoir que la première "vraie" vague de Black Metal date des années 1980 avec les Venom et Bathory qui ont forgé des sonorités inspirées du Hardcore Punk mélangées avec le thrash des Sodom, Destruction et Kreator tout en tentant avec l’influence de Motörhead de jouer toujours plus vite que leur prédessesseurs.
L'approche de Xasthur est peu commune vis-à-vis du BM. C'est-à-dire, il ne faut pas s'attendre ici à des Blast beats et des riffs ultra rapides à la Immortal, Dark Funeral ou bien Marduk ni à des screams de possédés. La subtilité est à l'avant plan, l'utilisation d'une panoplie de sonorités rappelant le chef d'oeuvre de Burzum - Hvis Lyset Tar Oss mêlés à des rythmes lents à la Primordial et à des structures progressives proches du Assassins de Natchmystium. Le qualificatif qui ressort lors de la première écoute de Portal of Sorrow est atmosphère; les nombreuses comparaisons précédentes pourraient vous donner notamment cette idée. Pour cet album la voix est très sourde presque à l'écart vis-à-vis de l'ensemble musical qui est véritablement envoutant. La batterie est solide sans fioritures, de même que les guitares qui sont presque en sourdine. Pour certaines chansons dont Obeyer's of their own Deaths les sonorités du Black Metal sont plus présentes tandis que sur certaines pièces comme This Abyss Holds the Mirror ou Hiver de glace c'est plus sur l'attitude que le style se reconnait cette pièce est dénudée de tout surplus musical un peu comme pour paraphraser le vieille adage du "less is more"...
Xasthur n'a pas peur de s'ouvrir les trippes et de montrer ce qu'il a dans le ventre autant du côté de son agressivité que du côté où ressort une sensibilité peu présente dans le Black Metal. L'écoute de Portal of Sorrow nous fait traverser plusieurs états d'esprits, dont la mélancolie, la tristesse et la dépression. Un vrai album noir qui en mon sens vient clore un intéressant chapitre du Black Metal.
4.5 / 5
Michaël Parent
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